La Maison Familiale du Jean-Paul II

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La jeunesse

Karol Jozef Wojtyła (Jean Paul II) naquit le 18 mai 1920 à Wadowice, en tant que fils de Karol Wojtyła et son épouse Emilia, née Kaczorowska. L’ambience de la maison familiale, son environnement et les proches influencèrent fortement le développement spirituel et intellectuel du futur pape.

LES PARENTS DE JEAN PAUL II

Karol Wojtyła, le père, il naquit le 18 Juillet 1879 à Lipnik près de Bielsko, en tant que fils de Maciej et Anna. Il fréquenta l’école primaire et trois classes d’école secondaire (du gymnase). motyw_rodzice_ojciecDepuis 1900, il servit dans l’armée autrichienne, notamment à Wadowice, Cracovie et Lvov. En 1904, il épousa Emilia Kaczorowska. Trois enfants sont nés de ce marriage: Edmund, Olga et Karol. Après l’obtention par la Pologne de l’indépendance, autour de 1927, il passa à l’armée polonaise en tant que lieutenant, où il siégea jusqu’à sa retraite, à cause des problèmes de santé. Comme un homme extrêmement religieux, laborieux et consciencieux, après la mort de sa femme en 1929, il entoura d’un amour particulier et des soins son fils cadet Karol et l’accompagna dans ses années scolaires, et depuis 1938 il habita avec lui à Cracovie. Il décéda le 18 Février 1941 et quatre jours plus tard il fut enterré au cimetière Rakowicki à Cracovie.

“J’ai pu regarder sa vie tous les jours, la vie que était rude. Il était un militaire, et quand il est devenu veuf, sa vie est devenu encore plus celle de prière continue. Parfois il m’est arrivé de me réveiller la nuit et ensuite je’ai vu mon Père sur ses genoux, comme je l’ai vu à genoux toujours dans l’église paroissiale”. (Jean-Paul II, „Don et Mystère”, publié par św. Stanisław BM, Cracovie 1996).
motyw_rodzice_matkaEmilia Wojtyla, neé Kaczorowska, elle naquit le 26 Mars 1884 à Cracovie, en tant que le cinquième enfant de la famille du sellier Félix, et de Marie. Elle avait huit frères et sœurs. Elle se diplôma auprès l’école monastique des Sœurs de la Charité de Dieu. En 1904, elle épousa Karol Wojtyła. Elle s’occupait de la maison et prenait soin de ses fils Edmund et Karol; sa seconde fille Olga décéda peu après sa naissance. Emilia était de santé fragile, elle mourut à cause de la myocardite et de l’insuffisance rénale, le 13 avril 1929. Elle fut enterrée dans le cimetière de la paroisse de Wadowice, et ses cendres furent plus tard transférées au cimetière Rakowicki à Cracovie.

„J’ai perdu ma mère avant ma Première Communion, à l’age de 9 ans et je ne me souviens pas très bien d’elle, donc je suis peu conscient de sa contribution à mon éducation religieuse, qu’il était certainement très grande”
(Jean-Paul II, „Don et Mystère”, publié par św. Stanisław BM, Cracovie 1996).

LE FRÈRE DE JEAN-PAUL II

Edmund Antoni Wojtyła naquit le 28 août 1906 en tant que premier enfant de Karol et Emilia. Il fréquenta notamment l’école autrichienne de cadets en Moravie, et depuis 1918 il étudia au Gymnase à Wadowice, où il obtint son diplôme en 1924. Il étudia aussi à la Faculté de médecine de l’Université Jagellonne de Cracovie dans les anées 1924-1929. Le 29 mars 1930, à l’Université Jagellonne il fut promu et il obtint le titre de docteur; également son père et son frère cadet assistèrent à cette cérémonie. Edmund travailla à l’hôpital pour les enfants à Cracovie, et à partir du 1er avril 1931, à l’hôpital municipal publique à Bielsko, où il mourut de la scarlatine, le 4 Décembre 1932.

“Edmund n’a pas trvaillé longtemps dans cet hôpital. Je sais qu’il était profondément lié à ce lieu, et il a traité très sérieusement son travail avec ses patients. J’ai eu ce sentiment quand je lui ai rendu visite à l’hôpital et quand on en a parlé. Dans l’esprit de la mission médicale, il était auprès des personnes qui souffraient, même quand ce qui était alors l’état de la médecine n’était plus en mesure de donner une assistance efficace. Et puis il a souffert lui-même d’une maladie mortelle. Sa mort prématurée s’inscrivit au fond de mon cœur, mais pas seulement au fond du mien, puisque la mémoire de son attitude samaritaine a survécu jusqu’à maintenant. À soixante-dix ans après sa mort, je me souviens toujours de lui avec amour fraternel, et je recommande son âme à Dieu miséricordieux
(Extrait d’une lettre à l’évêque Tadeusz Rakoczy à l’occasion de donner à l’hôpital de Bielsko-Biala le nom de Edmund Wojtyła, Vatican, le 18/06/2003)

LA VIE FAMILIALE DE „LOLEK”

Le 20 juin 1920 les parents portèrent leur fils à l’église de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, où il fut baptisé, en recevant les noms: Karol józef. Dans le Livre de Baptêmes de l’année 1920 ce fut écrit en latin: “Karol Józef Wojtyła, le fils de Karol et Emilia, née Kaczorowska, né le 18 mai 1920, baptisé le 20 Juin 1920, les Parrains: Józef Kuczmierczyk i Maria Wiadrowska. Il fut baptisé par Franciszek Żak, un aumônier militaire”. (Vol. IV, p. 149, pos. 671).

“Quand je regarde en arrière, je vois comment mon chemin de vie grâce à l’environnement local, à travers la paroisse, à travers ma famille, me conduit à un seul endroit, aux fonts baptismaux de l’église paroissiale de Wadowice. Sur ces fonts baptismaux de l’église de Wadowice, le 20 juin 1920, m’a été accordée la grâce de devenir enfant de Dieu, et aussi la foi en mon Rédempteur et je fus accueilli dans la communauté de son Eglise. Ces fonts baptismaux, je les ai déjà baisés solennellement une fois, en l’année du Millénaire de la Pologne, quand j’étais Archevêque de Cracovie. Je le fis ensuite une autre fois (…) lors du cinquantième anniversaire de mon baptême, lorsque j’étais Cardinal. Aujourd’hui, je veux les baiser une troisième fois, venu de Rome comme Pape, successeur de Saint Pierre” (Jean-Paul II, Wadowice, 7 juin 1979)

Le jeune Karol, appelé familièrement „Lolek”, depuis son enfance, il était entourés d’amour et de soin par ses prochains. Des amis, dans leur souvenirs, ils ont gardé une image de Emilia Wojtyla, qui souvent disait avec conviction: «Vous verrez, un jour mon Lolek deviendra un grand home”. Le meilleur ami d’enfance de Karol, c’était son frère aîné, Edmund. Un excellent étudiant de la médecine, puis le médecin, il trouvait toujours le temps pour faire des excursions avec Lolek, pour jouer au football et pour parler avec lui. Malheureusement, à l’âge de douze ans, Karol resta seul avec son père, qui a tenté d’élever son fils pour qu’il devienne un bonhomme. Trois lieux importants façonnèrent le caractère de Karol: église, école, théâtre.

„Avec une affection filiale je baise le seuil de ma maison natale, en exprimant à la Divine Providence la gratitude pour le don de la vie qui m’a été transmis par mes chers parents, pour la chaleur du nid familial, pour l’amour des miens, qui me donnait un sens de sécurité et de force, même lorsqu’il fallait affronter l’expérience de la mort et les difficultés de la vie quotidienne en ces temps difficiles.”

L’ ÉGLISE

“Avec une profond vénération, je baise également le seuil de la maison de Dieu – de l’église paroissiale de Wadowice, et en elle le baptistère, auprès duquel j’ai été introduit dans le Christ et accueilli dans la communauté de son Eglise. Ce temple est le lieu de ma première confession et de ma Sainte communion. Ici, j’ai été enfant de chœur. Ici, j’ai rendu grâce à Dieu pour le don du sacerdoce et ici, – alors en tant qu’Archevêque de Cracovie – j’ai vécu mon premier jubilé des 25 ans de mon sacerdoce. Que de biens, que de grâces j’ai reçus de ce temple et de cette communauté paroissiale, seul le sait celui qui est le Dispensateur de toute grâce. A lui, Dieu un et trine, je rends grâce aujourd’hui sur le seuil de cette église”.

Jean Paul II, Wadowice, 16 Juin 1999

Il fut formé par les prêtres, qui étainet ses catéchistes, par les tuteurs des enfants de choeur et par personnes impliquées dans la Congrégation de Marie, y compris Père Kazimierz Figlewicz, ou Père Edward Zacher.
À l’âge de dix, douze ans, j’ai été acolyte (enfant de choeur), mais je dois avouer que je n’étais pas trop zélés. Ma mère était déjà morte … Mon père, en voyant mon indiscipline, il dit un jour: «Tu n’es pas un « bon » enfant de chœur. Tu ne pries pas assez l’Esprit Saint. Tu dois le prier. Et il me montra une prière .(…) Je ne l’ai pas l’oubliée. Ce fut une leçon spirituelle majeure, plus durable et plus forte de tout ce que je pouvais apprendre à travers la lecture et à travers l’enseignement que j’avais reçu. Mon père m’a parlé avec une forte conviction! Même aujourd’hui, j’entends sa voix.”(André Frossard, “Portrait de Jean-Paul II”)

Il fut formé par les prêtres, qui étainet ses catéchistes, par les tuteurs des enfants de choeur et par personnes impliquées dans la Congrégation de Marie, y compris Père Kazimierz Figlewicz, ou Père Edward Zacher.

kosciol-kw„Je voudrais encore exprimer mes sentiments de profonde gratitude à Mgr Edward Zacher, qui m’enseigna la religion au lycée de Wadowice, et qui prêcha ensuite à ma première messe, à mes premières célébrations d’évêque, d’archevêque et de cardinal, ici, dans l’église de Wadowice, et qui a pris la parole aujourd’hui aussi à l’occasion de cette nouvelle étape de ma vie, que l’on ne peut expliquer sinon par l’incommensurable miséricorde divine et la protection spéciale de la Mère de Dieu”. (Jean-Paul II, Wadowice, 7 Juin 1979)
Il dut aux Pères Carmélites la Colline, l’honneur envers la Notre-Dame du Mont Carmel.

“Dans ma jeunesse, je vagabondais en priant dans ce lieu particulier, du culte de Sainte Vierge Scapulaire, un lieu qui a beaucoup influencé sur la foi des habitants de la région de Wadowice. Moi-même, j’ai reçu beaucoup de grâces, pour lesquelles je remercie aujourd’hui Dieu. “

“Et le scapulaire que j’ai obtenu des Père Carmes à Gorka, je le porte jusqu’a aujourd’hui.”

Jean Paul II, Wadowice, 16 Juin 1999

Ses premières années furent aussi marquées par le contact avec les Sœurs de Nazareth , qui gérèrent un orphelinat pour les enfants à Wadowice, où petit Lolek rendait visite.

«De mon temps, il n’y avait que les Sœurs de Nazareth , et j’allait chez elles, à l’age quand on m’appellait « bébé ». (Jean Paul II, Wadowice, 16 Juin 1999)

Au contraire, son père réveilla l’amour de Karol pour Kalwaria Zebrzydowska et ses sentiers. Tout cela forma sa vie future.

L’ÉCOLE

En 1926, Karol commenca ses études à l’école primaire (publique) de quatre classes. Sa classe était très nomreuse, car il y avait plus de soixante élèves. Les garçons apprenaient la langue polonaise, la religion, l’arithmétique, le chant et le dessin, les travaux manuels, et la gymnastique. Ses collègues se souvenaient de Lolek en tant qu’étudiant talentueux et bon ami. Karol volontiers aidait ses collègues dans leur apprentissage. Il termina ses études à l’école primaire avec honneur.
En 1930, Karol commenca ses études au Gymnase au nom de Marcin Wadowita, qui était située 16, rue de Mickiewicz (autrefois la rue Wiedeńska). Sur son mur c’était visible une maxime éloquente de l’ancien poète romain Tibullus Albius: : Casta placent superis, pura cum veste venite, et manibus puris sumite fontis aquam. (La chasteté plaît aux Dieux d’en haut venez avec des vêtements purs, et, avec des mains pures, prenez l’eau d’une fontaine).

Charles approfondit ses connaissances en sciences humaines. Outre la lange polonaise, parmi ses matières favorites à l’école, c’etainet le latin, le grec et la religion. Il était un élève assidu, il a essayé d’aider ses copains qui avaient des difficultés dans leur études. Après avoir réussi l’examen de maturité, il termina ses etudes secondaires, le 27 mai 1938

“Je remercie Wadowice pour ses écoles, dont j’ai pris beaucoup de “lumière”: pour l’école primaire e pour le grand gymnase au nom de Marcin Wadowita”. Jean Paul II, Wadowice, 14 août 1991)

szkola“Je remercie Wadowice pour ses écoles, dont j’ai pris beaucoup de “lumière”: pour l’école primaire e pour le grand gymnase au nom de Marcin Wadowita”. Jean Paul II, Wadowice, 14 août 1991) „Par la pensée et par le cœur, je reviens vers ceux de mon âge, mes camarades d’école, vers ceux de l’école élémentaire, et peut-être plus encore vers ceux des années d’école secondaire, parce qu’elles ont duré plus longtemps. J’appartenait encore à la génération, qui fréquentait le gymnase pendant huit ans. Je reviens aussi vers nos parents, nos maîtres et nos professeurs. Aujourd’hiu, peu d’entre eux vivent. Certains de mes collègues sont déjà morts, surtout ceux avec lesquels j’ai passé l’examen de maturité en 1938 (…)”

Jean-Paul II, Wadowice, 7 Juin 1979

Le théâtre

Depuis l’enfance, grâce a son père, Karol prit connaissance de la littérature polonaise. L’enseignement scolaire lui permit de connaître et de se plonger directement dans la littérature classique nationale e dans la littérature mondiale. Comme un lycéen il joua Antigone, Balladyna, La Comédie non divine. Cependant, une façon unique de déclamer la poésie ou autres textes lui donna Mieczyslaw Kotlarczyk

„…dans cette rue (rue Mickiewicza)se trouve l’école de Marcin Wadowita que j’ai fréquentée pendant huit ans. Auparavant, j’ai fréquenté l’école élémentaire ici, dans les bâtiments où se trouvent les bureaux de la commune. Ensuite, je suis allé au lycée, et ceux qui allaient au lycée allaient faire de la gymnastique à «Sokól». On allait également voir les représentations théâtrales à «Sokól». Je me souviens de Mieczyslaw Kotlarczyk, celui qui créa le «théâtre de la parole», je me souviens de mes compagnes et de mes compagnons de Wadowice: Halina Królikiewiczówna-Kwiatkowska et Zbyszek Silkowski, qui habitait dans la maison qui appartenait à la famille Homme. Que de souvenirs. Quoi qu’il en soit, c’est ici, dans cette ville de Wadowice, que tout a commencé: la vie, l’école, les études, le théâtre… et le sacerdoce”.
(Jean Paul II, Wadowice, 16 Juin 1999)

wadowice-sokol“Quand nous étions à la cinquième classe du gymnase, nous avons joué Antigone de Sophocle. [Antigone – Halina, Ismène – Kazia, mon Dieu]. Et moi, j’ai joué Hémon. “Ô chère tête fraternelle d’Ismènè, sais-tu quels sont les maux venus d’Oidipous que Zeus ne nous inflige pas, à nous qui vivons encore” Je me souviens toujours. Et vous, jouez-vous encore? Avez-vous le théâtre amateur à “Sokół? Celui-là était excellent. Je ne sais pas si c’est toujours ainsi aujourd’hui”.

En 1938, Karol quitte Wadowice, accompagné par son père, pour Cracovie où il suit des études de lettres (la philologie polonaise) à Cracovie.